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A quoi sert le lobbying ?

Aujourd’hui, la décision publique s’exprime sur des dossiers complexes, les centres de pouvoir sont nombreux et parfois concurrents. Les mondes de la politique, de l’administration, des milieux associatif ou médiatique et de l’entreprise ne parlent pas toujours la même langue.

Dans ce contexte mouvant, le rôle du lobbyiste est celui d’un « intermédiateur » entre ces mondes qui souvent s’ignorent. Sa connaissance des rouages de la décision publique en fait un conseil utile pour bâtir une stratégie et faire valoir ses positions.




Ce métier est-il reconnu ?


Longtemps en France, la tradition fut plus au rapport de forces qu’à la concertation et à la consultation. Le lobbying a émergé comme métier à part entière il y a maintenant 25 ans.

La construction européenne, qui dès l’origine s’est ouverte aussi aux intérêts économiques et aux associations, a contribué à sa reconnaissance.

Depuis, de nombreux signes montrent qu’il a conquis ses lettres de noblesse en France : l’ENA, les Instituts d’Etudes Politiques, les écoles de commerce, les universités font figurer le lobbying à leurs programmes, et nombre d’étudiants souhaitent embrasser cette profession… Des émissions grand public lui sont consacrées à la télévision, à la radio. Plus largement, les politiques et l’administration se montrent souvent favorables à l’intervention de professionnels qui connaissent leurs besoins et parlent la même langue qu’eux !




Le lobbying est-il compatible avec la démocratie ?


C’est justement dans une démocratie, quand la décision publique est prise librement dans le cadre d’un débat public, que l’information des décideurs est nécessaire. La décision est d’autant plus légitime et d’autant mieux appliquée qu’elle est « éclairée » par la prise en compte des points de vue des différentes parties prenantes.

Cet équilibre entre pouvoirs et contre-pouvoirs est même une condition de la démocratie.

Or, le lobbying participe à la circulation d’une information utile, dès lors qu’elle est fiable et vérifiée.



Le lobbying ne se résume-t-il pas à faire pression sur les pouvoirs publics ?


Le lobbying vise à faire reconnaître les intérêts concernés par la décision publique en transmettant la bonne information au bon interlocuteur, au bon moment.

Mais in fine, la décision appartient bien au politique, dépositaire de l’intérêt général, qui arbitre entre les différents intérêts en présence.

D’ailleurs, devant la complexification et la multiplication des enjeux, les responsables publics sont souvent demandeurs de ces éclairages extérieurs sur l’impact potentiel de leurs décisions.




Faut-il réglementer le lobbying ?


La profession est déjà encadrée par un ensemble de règles qui concernent les unes les professionnels du conseil, les autres les relations avec les pouvoirs publics. Ces règles s’imposent tout naturellement et permettent de sanctionner toute dérive.

De plus, les premiers en Europe, les lobbyistes français se sont regroupés, dans l’Association Française des Conseils en Lobbying et Affaires Publiques, autour d’une charte de déontologie qui est devenue un modèle du genre et a permis, depuis bientôt quinze ans, de faire sortir le lobbying de l’ombre.



Qui a recours au lobbying ?

Tous les acteurs dont l’activité ou l’image peut être affectée par des décisions ou des débats publics ont recours au lobbying : les entreprises et les organisations professionnelles bien sûr, mais aussi les associations, les collectivités ou les institutions…



Qu’est-ce qui fait le succès d’un dossier de lobbying ?


Plusieurs éléments méritent, parmi d’autres, d’être soulignés :
-    la légitimité de la demande d’abord : que représente le demandeur, quels sont les arguments qu’il avance ?
-    son articulation avec l’intérêt général et sa cohérence avec les objectifs du législateur ;
-    la capacité à intervenir le plus en amont possible de la décision et auprès des bons interlocuteurs ;
-    la capacité à faire entendre ses arguments selon un calendrier cohérent avec celui de la décision.




Le lobbyiste : juriste ou communicant ?

La matière première est souvent juridique, mais il s’agit d’argumenter et de convaincre ; aussi la communication est-elle essentielle.

Le lobbying fait toujours appel à des techniques et à des outils de communication, adaptés aux objectifs et aux personnes visés selon les cas.

C’est donc une forme spécialisée de communication, qui recherche, plus que des effets de masse, des effets de levier en s’appuyant sur des jeux d’alliances, sur des relais ciblés et influents.




Communication & Institutions est basé à Paris : le cabinet intervient-il à l’international ?


Communication & Institutions a traité dès l’origine  de nombreux dossiers à l’échelon européen ; nous conseillons des clients français dans leurs démarches à Bruxelles, à Strasbourg ou auprès d’autres Etats-membres, mais nous intervenons aussi directement pour des clients basés à Bruxelles, notamment des associations professionnelles.

A cela deux raisons : d’une part, la réglementation française est issue en grande partie de décisions européennes, d’autre part, la France constitue un pays clé en termes de marché ou de poids politique sur certains secteurs d’activité.

Communication & Institutions intervient également pour ses clients dans le cadre d’instances internationales comme l’ONU, la Food and Agriculture Organization (FAO), l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE)…



Les consultants de Communication & Institutions conseillent-ils seulement des structures qui ne disposent pas de ressources internes en matière de lobbying ?

Qu’il s’agisse d’entreprises, d’organisations professionnelles, de collectivités ou d’institutions, nos clients disposent en général de ressources dédiées aux relations extérieures, mais pas toujours au lobbying, à l’exception des grandes entreprises qui intègrent de plus en plus cette fonction stratégique dans un département spécialisé.

Que notre intervention se fasse en appui de ressources internes ou non, nous apportons un soutien de trois ordres : un conseil stratégique extérieur, une expertise des mécanismes de la décision publique, un appui opérationnel pour la mise en place de programmes d’envergure et parfois de long terme.