La Croix - 21 avril 2001

Souvent décriés, désormais indispensables, les « hommes et femmes de couloir », lobbyistes professionnels, tiennent le haut du pavé à Bruxelles. Ceux-ci se sont organisés pour que le rôle soit reconnu : Olivier Le Picard, directeur associé du cabinet de Communication & Institutions milite depuis des années pour cette reconnaissance. « Aucune loi nationale, aucune directive européenne ne pourrait exister sans le travail des lobbies » déclare Olivier Le Picard. Il conclut : « le meilleur lobbying qui soit, c’est celui de la parole. Sans tomber dans l’angélisme, on peut quand même considérer que notre profession réussit quelques tours de force : faire tomber les certitudes techniques bien ancrées des entreprises et les faire parler avec les hommes politiques ou les associations. »