Communication & Institutions

Les lobbies en France, fantasmes et réalités

« Dans une démocratie, celui qui est chargé de définir l’intérêt général, c’est le politique, répond Fabrice Alexandre, directeur associé du cabinet de lobbying Communication et Institutions et président de l’Association française des conseils en lobbying (AFCL). Et puis ce n’est pas parce que vous défendez un intérêt qui n’est pas économique que vous défendez l’intérêt général. Les associations de lutte contre l’IVG par exemple, peut-on dire qu’elles défendent l’intérêt général ? Pas forcément. Pour autant, elles ne défendent pas un intérêt économique.

« Les lobbyistes, ce sont des gens qui essaient de comprendre les ressorts d’une discussion, d’un débat, et qui se disent : ‘Comment je vais pouvoir convaincre de l’intérêt de ce que j’ai à dire ?’, détaille Fabrice Alexandre, de l’AFCL. C’est beaucoup de travail en amont. Contrairement à ce qu’on pense, les contacts avec les politiques viennent après un gros travail d’instruction d’un dossier. On essaie de comprendre comment sont perçus les sujets de notre client par les politiques. » Puis vient l’élaboration des argumentaires et de la stratégie. « À quel moment je vais sortir quelle idée ? Que pensent mes adversaires ? C’est un jeu d’échecs qui repose sur un gros travail de fond », Souligne Fabrice Alexandre.

Lire et voir le webdoc de France 24 : https://webdoc.france24.com/enquete-lobbies-france-hulot-fabrique-loi-macron/index.html